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Les mineurs d’or ne peuvent plus produire car les cours de l’or atteignent des bas de trois ans

" La correction du cours de l’or en Dollar atteint maintenant -36% depuis septembre 2011 "...

" Nous paraphrasons un célèbre aphorisme boursier – un de ceux qui témoignent du courage psychologique et intellectuel des "vrais pros" – qui vise à prévenir du danger de rattraper un couteau qui tombe… Sauf qu’en l’occurrence, l’attraction terrestre s’exerce avec encore plus d’intensité sur les pièces, lingotins et autres lingots constitués de métaux précieux. Remarquez, vous pouvez tenter le coup avec des pièces d’or ou d’argent, car elles prennent un malin plaisir à rebondir puis à rouler sous un meuble pour ressortir quelques mois ou années plus tard ", écrit Philippe Béchade pour Le Billet du Trader.

La correction du cours de l’or en Dollar atteint maintenant -36% depuis septembre 2011 (-33% en Euro) et -26% depuis le 1er janvier (et -25% en Euro). Il ne devrait pas falloir patienter longtemps pour arriver sur le ratio des 38,2% que connaissent bien les chartistes.

A part Goldman Sachs pour qui l’or semble mûr pour un rebond (après avoir pronostiqué début avril sa chute sous les 1 550 $), la quasi totalité des stratèges qui planchent sur le sujet – et à commencer par l’économiste en chef de la Société Générale que j’ai croisé dans les couloirs de BFM-Business – estiment que la débâcle n’est pas terminée. Certains refusent même d’envisager le moindre avenir pour le métal précieux, convaincus de l’impossibilité de voir l’inflation ressurgir dans un avenir prévisible. Pour eux, la seule raison d’acheter de l’or ou de l’argent, c’était de se couvrir contre la création massive de Dollar et de Yen ex-nihilo ; or la FED a fait comprendre aux marchés que le QE-3 pourrait cesser d’exister à la mi-2014.

Se protéger contre l’inflation de Dollars n’aurait donc plus de sens.

Pas si sûr…

Ils oublient de préciser, pour reprendre l’argumentaire de la FED, que le coup de frein sur le QE-3 dépend très étroitement de la croissance. Et où voient-ils la croissance accélérer ? Le PIB du 1er trimestre 2013 vient d’être révisé à la baisse, de +2,4% à +1,8% ? Ou voient-ils le taux de chômage tendre vers l’objectif des 6,5% alors qu’il a progressé vers 7,6% au mois de mai ? Le tout récent indice Empire State de la FED de New York (publié le 17 juin) trahit une dégradation de l’emploi sur la côte Est des Etats-Unis. De toute évidence, les conditions ne sont pas encore réunies pour que la Fed appuie sur le bouton stop. Etrange, non ? Nous y avions presque cru. La Fed est en revanche parvenue à provoquer la pire flambée des taux longs jamais vue depuis 10 ans dans les pays développés : +100 points de base sur les T-Bonds, +80 points en Espagne, +70 points en France, +60 points en Allemagne.

Et là, ce qui nous épate littéralement, c’est que ce basculement majeur ne questionne même pas les stratèges concernant le coût de refinancement des Etats ! Qui s’émeut de voir l’Espagne, en récession de -2%, devoir à nouveau se refinancer à 5%… et le Portugal à 6,65% ? Et qui a calculé le surcoût pour les Etats-Unis d’une hausse de 50% (on tutoyait même les +60%) de la prime exigée par les marchés pour absorber les nouveaux bons du Trésor ? Et quel est le montant des pertes potentielles pour la Fed induit par une chute de -4,5% (en moyenne) de la valeur des encours obligataires qu’elle détient ?

Pour les gérants global-macro, les pertes subies ces six dernières semaines sur les marchés de taux les contraignent à réduire la voilure sur l’ensemble des classes d’actifs. En priorité, ils actionnent le levier de leurs positions à terme massives sur les matières premières et les métaux précieux, d’où le phénomène de liquidation/capitulation actuel. Ils réagissent sous la pression d’une tendance adverse et doivent éteindre d’urgence les incendies mais sur le fond, aucun des grands problèmes de déficits, de déséquilibres économiques transnationaux, de recours à la manipulation des devises ou de solvabilité des états n’est résolue. Nous faisons même le pari que si "cela se remet à chauffer" sur la dette des pays périphériques européens, la riposte de la BCE sera d’inonder le marché interbancaire de liquidités : nous ne voyons aucune réduction du QE-3 s’enclencher aux Etats Unis cet été mais nous verrions bien Mario Draghi passer des paroles aux actes s’agissant des OMT.

Partant du constat (c’est bien plus qu’une hypothèse) que de nouvelles crises se profilent en Grèce, en Espagne, en Chine, en Inde, au Brésil, nous pronostiquons un brusque retour d’une insécurité psychologique propice à la recherche de placements alternatifs refuges. C’est pourquoi nous accueillons avec sérénité le récent trou d’air supplémentaire sur l’or et l’argent la semaine dernière (l’or a marqué un plus bas à 1 184,5 $ vendredi matin, niveau que les chartistes attendaient).

Nous rappelons cependant que l’or ou l’argent ne sont pas de simples supports virtuels sans aucune connexion avec la réalité physique (contrairement aux subprime, aux émissions high yield ou à des introductions en bourse d’entreprises qui ne sont de purs concepts marketing). Quand les cours sont trop bas, les trusts miniers réduisent leur production et une véritable rareté s’instaure rapidement… ce qui créera très rapidement une pénurie de physique dans la mesure où Pékin encourage l’achat d’or par les épargnants et les banques locales. Et même si la Chine est devenue le premier producteur mondial, ce qu’elle extrait de son sol est loin de d’assurer la couverture de la demande interne.

Conclusion : autour d’un pivot de 1 200 $ sur l’once d’or (à 2% près, au-dessus comme en-dessous) et de 18,50 $ sur l’argent, nous repassons résolument acheteurs de physique (pièces, lingotins…) pour la première fois depuis septembre 2011. Premier objectif 1 440$ puis 1 525$/Oz (et 20$ puis 22,3$ sur l’argent métal).

Un changement majeur se prépare et c’est tout l’ordre mondial qui pourrait s’en trouver renverser. En cause la décision d’un pays de passer à l’attaque sur l’ultime valeur refuge de la planète finance : l’or !

 

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